Hier, en délégation aux droits des enfants, j’ai interrogé Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées, sur les problèmes de non-continuité des droits assurés par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).
Plusieurs mères essonniennes d’enfants en situation de handicap se trouvent dans des situation particulièrement difficiles dans lesquelles leurs droits ne sont plus assurés : AEEH (Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé) ; AESH (Accompagnant d’Enfant en Situation de Handicap) ; CMI (Carte Mobilité Inclusion)… Ces ruptures ont des des conséquences concrètes sur leurs vies, notamment sur le plan financier.
Il s’agit d’une défaillance du département de l’Essonne qui n’assure pas la continuité des droits. Cette situation est d’autant plus préoccupante dans un contexte où la Région Île-de-France et Valérie Pécresse ont mis fin à certaines subventions à destination de la MDPH en septembre dernier.
Il est urgent de trouver une solution pour que les familles puissent vivre dignement et que les enfants aient un accès effectif aux droits qui garantissent leur scolarité et leur accompagnement.
Je demande donc au département de traiter en priorité les dossiers de renouvellement des familles confrontées à une rupture de droits, de simplifier les procédures administratives, et de rétablir les moyens financiers nécessaires au bon fonctionnement des MDPH.
J’en profite pour saluer le travail et l’engagement de l’association AbriHandicap et de l’association de parents d’élèves CAPE 91 et son partenaire Dyspraxique Mais Fantastique 91.

