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A l’Assemblée nationale

L’Omnibus européen : un recul historique pour la santé et l’environnement

Table des matières

Le 16 décembre 2025, la Commission européenne a officiellement présenté son projet de règlement « Omnibus » sur la sécurité alimentaire. Ce texte, qui doit encore être validé par le Parlement européen et les États membres, prévoit d’autoriser indéfiniment 90 % des pesticides chimiques actuellement en usage, supprimant ainsi le système de réexamen périodique (tous les 10 ou 15 ans) qui permettait d’adapter les autorisations aux nouvelles connaissances scientifiques sur leur toxicité.

Pourquoi est-ce un problème ?

  • Un risque accru pour la santé : Depuis 2011, le réexamen obligatoire des pesticides a permis d’interdire 31 substances jugées trop nocives pour la santé ou la biodiversité. Avec l’Omnibus, cette protection disparaît.
  • Un affaiblissement du principe de précaution : Les associations et scientifiques dénoncent un « virage à 180 degrés » par rapport au Green Deal européen, qui visait pourtant à réduire de 50 % l’usage des pesticides chimiques d’ici 2030.
  • Un cadeau à l’industrie chimique : Sous couvert de simplification, la Commission européenne facilite la mise sur le marché des pesticides, au mépris des consommateurs et de l’environnement.

Des substances comme le glyphosate ou les PFAS (polluants éternels) pourraient ainsi bénéficier d’autorisations illimitées, malgré les incertitudes persistantes sur leurs effets.

Pesticides éternels, santé jetable : la Commission européenne a-t-elle renoncé à nous protéger ?

La Commission européenne a aussi présenté son « Plan cardiovasculaire », une initiative censée améliorer la santé des citoyens en réduisant les risques liés aux maladies cardiovasculaires. Pourtant, cette annonce intervient dans un contexte pour le moins paradoxal : alors que l’UE affiche sa volonté de protéger la santé publique, elle propose en parallèle, via ce projet Omnibus sur la sécurité alimentaire, une dérégulation massive des pesticides.

Comme le souligne l’ONG Foodwatch, ces deux mesures s’annulent mutuellement : d’un côté, on prétend renforcer la prévention des maladies, de l’autre, on affaiblit les contrôles sur les substances toxiques présentes dans notre alimentation et notre environnement. En autorisant à vie des pesticides dont les effets néfastes sur la santé (y compris cardiovasculaire et métabolique) sont avérés, la Commission européenne sape ses propres objectifs sanitaires et expose les citoyens à des risques évitables.

La loi Duplomb en France : une mobilisation citoyenne sans précédent

En France, la loi Duplomb, adoptée en juillet 2025, a déjà ouvert la voie à la réintroduction de pesticides interdits, comme l’acétamipride, un néonicotinoïde tueur d’abeilles. Malgré une pétition record de plus de 2,1 millions de signatures exigeant son abrogation, le texte a été promulgué, suscitant une vague de protestations.

Pourquoi cette loi est-elle contestée ?

  • Un danger pour la biodiversité : Les néonicotinoïdes sont reconnus pour leur toxicité sur les pollinisateurs, essentiels à l’agriculture.
  • Un recul sanitaire : Les scientifiques alertent sur les risques pour la santé humaine, notamment les effets cancérigènes et perturbateurs endocriniens de certains pesticides.
  • Un manque de transparence : La loi affaiblit le rôle de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) dans l’évaluation des pesticides, au profit d’intérêts industriels.

Le 7 janvier 2026, la pétition sera enfin examinée en séance publique à l’Assemblée nationale. Bien qu’aucun vote ne soit prévu, ce débat offre une tribune inédite pour rappeler aux députés que la santé et l’environnement ne sont pas négociables

Votre voix compte : partagez votre témoignage !

Vous faites partie des 2 millions de signataires de la pétition contre la loi Duplomb ? Votre témoignage est précieux. Pourquoi avez-vous signé ? Qu’attendez-vous de ce débat ? Pensez-vous que cette mobilisation a été utile ?

Partagez votre histoire via ce formulaire : https://form.typeform.com/to/n03KAu8p Vos retours seront relayés sur les réseaux sociaux et portés par les députés du groupe Écologiste et Social lors du débat du 7 janvier.

Ensemble, faisons entendre que la santé et l’environnement passent avant les intérêts industriels.

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